Nous avons tous eu notre vaccin contre la grippe A (H1N1) ce matin. Et, Dieu merci, nous n'avons attendu que quelques minutes!
En fait, je suis allée dans un endroit exclusif aux travailleurs de la santé. Je n'étais pas trop certaine si mes enfants pouvaient le recevoir en même temps que moi, car ce n'était pas indiqué comme tel, donc je les ai laissés avec papa et j'ai demandé à ce dernier de se tenir prêt à venir me rejoindre rapidement. La dame à l'accueil m'a finalement confirmé que si j'avais eu mes enfants avec moi, elle ne les aurait pas refusé vu qu'il y avait ZÉRO attente, mais que la règle était : travailleurs de la santé sur le territoire desservi seulement. Derrière moi, des familles sont arrivées et ils ont accepté de vacciner les enfants et même le père! Comme je n'avais aucune envie d'aller me taper 6 heures d'attente à St-Eustache (comme vous l'avez vu dans les médias), ben j'ai appelé mon mari pour qu'il s'en vienne au plus vite. Pourquoi passer à côté de cette opportunité, quoique que c'est un peu tricher... Je me sentais mal de le faire, sachant qu'on nous demande de respecter les directives. Je suis du genre très obéissante aux autorités dans ces situations-là, même que je déplore les gens qui ne respectent pas l'ordre des priorités en ce moment. Mais justement, comme tout est un peu broche à foin et que du monde de n'importe où sont venus nous «voler» nos vaccins à St-Eustache, je me suis dit que les autres territoires pouvaient donner un p'tit coup de main à leurs voisins!
Quelle est la logique de vacciner 4 groupes prioritaires dans les mêmes journées à St-Eustache, quand en plus, ils desservent toutes les municipalités autour?? Et que le CSSS du territoire d'à côté n'a aucune ligne d'attente! La gestion est vraiment mal faite selon moi. Oui, c'est la première campagne de vaccination massive de ce genre au Québec, mais ils auraient dû faire des directives uniformes dans tous les CSSS. Il y aurait eu moins de confusion et plus d' égalité dans les doses disponibles par territoire. Je le sais, je dis cela dans les airs, mais si on se fie à bien des programmes gouvernementaux, on sait très bien que la gestion est plus souvent qu'autrement bizarrement faite...
Ceci dit, on a été TRÈS chanceux : la directrice en colère est venue annoncer, juste après nos injections, que les vaccins étaient réservés strictement aux travailleurs de la santé et que c'était fini les «passes droits». Et, surtout : «que personne ne téléphone à ses proches pour leur dire de venir se faire vacciner ici!». J'ai un peu parti le bal en téléphonant à mon mari après ma vaccination! Mais bon, c'est fait et j'en suis bien heureuse. Nous pouvons maintenant passer à autre chose! Et ma paranoïa sera enfin dissipée d'ici deux semaines, quand l'efficacité du vaccin sera à 96% dans nos corps.
J'en connais un qui est bien content que je mette un terme à mes nombreuses recherches sur le sujet! Mon mari m'a dit la semaine dernière : «Pourrais-tu stp te remettre dans notre projet de maison et lâcher prise avec ton projet H1N1? Ce dernier ne sera plus d'actualité dans un an, tandis que notre maison, il faut embrayer un ti-peu si on veut la bâtir un jour!» Ouais, j'avoues que j'ai passé d'interminables heures à décortiquer les infos sur ce virus et son vaccin. Et j'en ai encore pour quelques heures supplémentaires, car je vais suivre un cours dans le cadre du plan d'intervention en cas de pandémie. Je pourrais être appelée, à titre de bénévole, à intervenir dans le milieu de la santé. Je peux refuser le moment venu, mais je tiens à être tout de même formée.
En ce qui concerne le «projet maison» qui doit maintenant vous chicoter, eh bien c'est encore en phase embryonnaire. Le plan «brouillon» est fait, reste à vérifier si le projet est faisable financièrement en rencontrant un contracteur. Ensuite, on verra pour le terrain... Pour le reste, on n'en parle pas, on attend!